Le favori de la présidentielle iranienne, Akbar Hachémi Rafsandjani, a déclaré mardi que le moment d'un "nouveau chapitre" était possible dans les relations avec les Etats-Unis.
"Je suis favorable a une politique de détente et j'appliquerai cette politique également aux Etats-Unis", a déclaré M. Rafsandjani dans un entretien avec la chaîne américaine CNN. "Si les Etats-Unis sont sinceres dans la volonté de coopérer avec l'Iran, alors le moment sera venu d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations avec les Etats-Unis", a-t-il dit.
"Mais si les Etats-Unis continuent leur politique d'obstruction et d'hostilité, les conditions du passé persisteront", a-t-il dit. Il a cependant persisté a réclamer que les Etats-Unis fassent le premier pas. "Il semble que les Etats-Unis ont choisi une nouvelle approche mais ils doivent faire plus", a-t-il affirmé, faisant référence a la décision américaine de ne plus bloquer la candidature iranienne a l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ni la vente de pieces détachées d'avions a l'Iran.
"Les Etats-Unis ont admis que l'Iran a joué un rôle utile (...) en Irak et en Afghanistan. Nous avons eu une attitude responsable et ces pas ont été plus importants que ceux des Américains" pour un rapprochement entre les deux pays, a-t-il dit. Il a une nouvelle fois demandé que les Etats-Unis débloquent les avoirs iraniens gelés par les Américains au lendemain de la révolution islamique de 1979, geste dont il a fait jusqu'a présent un préalable a la reprise du dialogue. "Quand je deviendrai président, je pourrai avancer d'autres" conditions, a-t-il dit.
"Si les Etats-Unis veulent de meilleures relations avec l'Iran, ils doivent faire quelque chose (...) et ils doivent montrer des signes de bonne volonté alors nous pourrons leur faire confiance. Je ne vois pas de probleme pour parler avec les Etats-Unis et atteindre les objectifs buts communs a nos deux nations", a dit M. Rafsandjani. A propos des attentats qui ont frappé dimanche la ville d'Ahvaz, dans le sud ouest, et Téhéran, il a déclaré que l'Iran était "victime du terrorisme", qualifiant de "brutales" les accusations américaines contre l'Iran de soutenir le terrorisme.