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Le débat sur le traité européen transcende les clivages politiques

Le débat sur le traité européen transcende les clivages politiques Les députés ont poursuivi mercredi leur débat sur la révision constitutionnelle préalable au référendum sur la Constitution européenne, dans un climat transcendant les clivages droite-gauche ou le PCF a été le seul parti a tirer a boulets rouges sur le futur traité européen.

Alain Bocquet, président du groupe PCF a l'Assemblée, s'est trouvé bien isolé pour fustiger le traité constitutionnel européen, une "loi de la libre concurrence absolue" proposant une "Europe sans curseur social", contre lequel le PCF appelle a voter non lors du référendum.


"C'est l'Europe du Baron Seilliere et consorts que vous préparez en écornant le droit constitutionnel français", a-t-il lancé.

Face a lui, le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, s'est livré a un plaidoyer en faveur de l'Europe qui "a toujours été au coeur de l'identité des socialistes". "Ce traité n'est pas un chef d'oeuvre (...) il est a l'image de l'Europe: indispensable et imparfait", a-t-il commenté.

"La Constitution dépasse, c'est vrai, les clivages politiques de cette Assemblée", a relevé M. Ayrault, ajoutant: "un vote commun n'est pas l'union sacrée (...), notre oui (au référendum) est un combat pour rendre possible une Europe progressiste".

Pour Jean Leonetti, premier vice-président du groupe UMP, "ce traité correspond a notre projet d'une Europe puissance, qui doit désormais succéder a une Europe de l'impuissance". "Le moment est venu pour l'Europe de peser dans le monde sur la scene internationale, parlant d'une meme voix", a-t-il souhaité.

Meme enthousiasme du côté de l'UDF: Anne-Marie Comparini a souligné que c'est "avec énergie et conviction que l'UDF défendra le oui (au référendum) dans les mois prochains". Elle a cependant évoqué les amendements qui seront défendus par l'UDF, pour notamment renforcer le rôle du Parlement en matiere européenne.

Comme il l'avait fait la semaine derniere avec les députés, le président Jacques Chirac a invité mercredi les sénateurs UMP a se mobiliser "avec enthousiasme et détermination" pour le référendum.

A nouveau, il a mis en garde les parlementaires contre "deux pieges": "le détournement de la question a d'autres fins" et le mélange de "la question de la Constitution avec le probleme de la Turquie, qui est d'une autre nature".

A l'Assemblée, la question turque a une nouvelle fois pimenté le débat mercredi.

M. Ayrault a été le premier a ouvrir le bal en dénonçant "la petite cuisine des jumeaux de la peur", François Bayrou et Nicolas Sarkozy. "Leur campagne obsessionnelle contre la Turquie ne s'adresse nullement a l'intelligence des Français, elle n'est qu'un avatar de leurs ambitions présidentielles", a-t-il martelé.

Le député a également fustigé le "référendum de commodité UMP", évoquant l'article 2 du projet de révision constitutionnelle qui instaure un référendum obligatoire pour tous les futurs élargissements. "La seule justification de cette nouvelle disposition est de calmer la dissidence de votre majorité qui ne veut pas de la candidature de la Turquie", a-t-il estimé.

Au nom de l'UDF, Anne-Marie Comparini a relayé ces critiques en dénonçant un "article d'opportunité".

Dans la soirée, les députés devaient aborder les articles du projet de révision constitutionnelle, apres avoir examiné la derniere motion de procédure contre ce texte, défendue par Nicolas Dupont-Aignan (UMP).

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